Bezonvaux J.M.O. 4 B.C.P. du 24 au 25 février

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Bezonvaux J.M.O. 4 B.C.P. du 24 au 25 février

Message  SB Verdun le Dim 11 Nov - 16:57

24 février

Arrivé des trains à 12h35.
Le Bataillon reçoit l’ordre de se rendre à la Côte 378. Départ 17h10. Arrivé au fort de Souville à 20H.
Reçu au P.C. de la 306ème Brigade à Souville.

Ordre d’opération pour la nuit du 24 au 25. En exécution de l’ordre d’opération reçu du chef de Btn Detrie Cdt le 2ème B.C.P à 22h10.
La colonne de droite est sous le commandement du Capitaine Sergent Major Thouvenotdu 4ème B.C.P. La colonne de gauche est sous les ordres du Capitaine Carpentier du 2ème B.C.P. La réunion est sous les ordres du Chef de Btn Fouchard. Le Cdt Detrie marche avec la réserve.

Ordre soumis par le Cne Houvenot à 23 H.

« Un détachement constitué par les 5è 6è 1è 2è Cies et P.M. sous les ordres du Capitaine Thouvenot a pour mission de stabilisé sur les fronts Nord du ravin à l’Ouest de Bezonvaux et d’organiser solidement sa droite au village de Bezonvaux occupé par des éléments de la 14è D.I. sa gauche à la Cote 267.

Les compagnies se porteront sur Vaux devant Damloup puis par le ravin à l’Ouest du mot «Vaux». 5ème Cie marchant en tête se dirigera sur le thalweg central à la tête de ce ravin ; Elle a pour mission, tout en prenant la liaison avec 2ème B.C.P. à sa gauche, de reconnaitre les lisières du bois Hassoule jusqu'à la corne S.O. de ce bois ; la limite des zones d’action des deux Btn est le chemin soulignant le mot ‘’La Vauche’’ ; ce chemin appartenant au 2ème B.C.P.

Dans le cas où les éléments de la 5ème Cie ne pourraient pénétrer dans le Bois Hassoule, la liaison avec le 2ème B.C.P. se fera par l’intermédiaire du groupement du Cdt Fouchard au carrefour à 400 mètres au Sud du Fort de Douaumont.

La 6ème Cie suivant le même itinéraire que la 5ème se mettra en liaison avec cette dernière et la 1ère Cie qui débouchera au ravin par le thalweg au Nord du village de Vaux, se dirigera par les pentes O du ravin, se dirigeant vers Bezonvaux.

La 1ère Cie poussera un élément sur Bezonvaux où elle prendra liaison avec les éléments de la 14ème D.I. occupant cette localité.

La 2ème Cie marchant avec le chef de détachement suivra la 1ère Cie.

Si la résistance opposée par l’ennemi ne permet pas d’atteindre l’objectif primitivement indiqué, les divers éléments s’accrocheront énergiquement au terrain tout en maintenant les liaisons sus indiquées.

Le Cdt Detrie Commandant l’ensemble marche avec le Ct Fourchard. Fusée rouge : Barrag. Fusée verte : allonger le tir. Signal de ralliement : 2ème ou 4ème Chasbis.

Signer Thouvenot.


Conditions matérielles : Troupe un peut fatiguée par les déplacements successifs du 21 au 24 février par une température rigoureuse. Besoin impérieux de sommeil. Le train de combat na pas pu rejoindre le corps.

Munitions : Ont pu être complétées à 150 cartouches par hommes au camp de la Béholle puis 200 près de Souville. Mais le Peloton et la Compagnie de mitrailleuses qui doivent porter leurs pièces à bras ne sont alignées qu’à 6 caisses par pièces.

Vivres : Le repas de la grand’ halte de Souville pris les vivres sont épuisés. Le jour de vivre du sac à été consommé le 23 en majeure partie.

Outils : Pas d’outils de parc. Manque encore un certain nombre d’outils portatifs.

Fusées signaux et fusées éclairantes : Une distribution à été faite à la grand’ halte de Souville, mais très insuffisante.

Carte à petite échelle, plan directeur, croquis portant les organisations défensives : Néant.

Aucune ligne téléphonique n’est indiquée comme pouvant être utilisée.
Pas d’éclaireurs montés. Terrain impraticable pour les cyclistes.

AVANT-PROPOS

Le journal comportera fatalement quelques lacunes :

1 Au flux fort du combat vers 17H le Chef de Corps à donné l’ordre à l’officier adjt de détruire les papiers tactiques.

2 Sur les dix Cts d’unités placés au cours de la journée sous les ordres du Cdt Fouchard, six sont mort, blessés ou disparus.
De même le Cne Adj Major Thouvenot Cdt le détachement de tête. Détachement Thouvenot. Ce détachement c’est mis en marche un peu avant minuit, il est gêné dans son départ par l’encombrement qui règne à Souville et par le passage du 9ème Zouaves.

1 H

Un forestier guide le détachement. Itinéraire route de Verdun à Vaux-devant-Damloup puis route de Vaux à Douaumont pendant 500 M. Le détachement se disloque 5 et 6 remontent le petit ravin central orienté Sud-Nord puis débouchent sur le plateau. 1,2, P.M. avec le Cne Thouvenot s’engagent dans le ravin de droite orienté Sud-Ouest Nord-Est passent le long des batteries puis sur le plateau continuent leur marche vers le Nord-Est et vont s’égarer dans les défenses accessoires au Nord de la cote 349.

2 H

Le forestier est incapable de diriger 5 et 6 vers la corne Sud-Est du bois Hassoule qui d’ailleurs n’est plus qu’un taillis d’où allées et venues inutiles qui permettent cependant de rencontrer des éléments du 44ème commandé par un Chef de Caton qui se trouve dans les carrières à 300M environ au Sud de la cote 388, cet officier signale que des éléments du 208ème se trouvaient dans le bois Hassoule.

2H15

Le Lieutenant Jacqueau Cdt le groupe des 5ème 6ème rend-compte de ces faits au Cne Thouvenot (Compte-rendu qui revient à l’expéditeur, le Cne Thouvenot n’ayant pus être trouvé).
Les 5 et 6 cherchent en vain la liaison avec les éléments du 208ème, le forestier devenu inutile est renvoyé vers la 1ère Cie qu’il doit guider sur Bezonvaux. Les patrouilles envoyées dans la direction de l’Ouest ne donnent aucunes liaisons avec le 2ème B.C.P. Celles envoyées vers l’Est aucune liaisons avec la 1ère Cie du 4ème B.C.P.

4h20

Les 5ème et 6ème stoppent, 6ème à droite ayant un peloton dans un élément de tranchée entre deux fractions du 44ème, un peloton plus en avant au Nord des carrières près de la cote 388.
5ème Cie à gauche atteignant les lisières du bois Hassoule. Compte-rendu est fait de se stationnement par le Lt Jacqueau au Cne Thouvenot. Ce compte-rendu ne parvient pas non plus à son destinataire.

7H15

Les 5 et 6ème continuent au petit jour l’envoi de patrouilles de liaison, bien que les chasseurs soient harassés par ces marches et contre-marches compliquées de tranchées et de fils de fer à franchir. Vers l’Ouest le Lt Mery, 5ème, entre en liaison vers la corne Sud du bois Hassoule avec des fractions de la Cie Marin du 2ème B.C.P. Vers l’Est le Lt Jacqueau est relié avec la Cie de Castrie du 4ème B.C.P. qui est à ce moment sans nouvelle du Cne Thouvenot. Des fractions du 44ème se voyant dépassées par les chasseurs se replient vers Vaux. Le Lnt Jacqueau se voyant dans l’impossibilité de faire toucher le Cne Thouvenot rend-compte directement au Chef de Bon à 7H15. Compte-rendu qui ne parviendra que vers 8H30 près de Bezonvaux.

8H30

Le Lnt Jacqueau apprend du Lieutt Simonin que la 306ème Brigade à envoyé en liaison vers le Commandant Detrie, que le Commandant Fouchard se trouve à 500M Sud-Ouest de Bezonvaux et qu’il prescrit que les unités du 4ème B.C.P. restées à l’arrière le rejoignent, il avise le Cne de Castrie ,2ème Cie, et met lui-même en route les 5 et 6ème.

Depuis 8H30 la liaison à gauche avec le 2ème B.C.P. à été perdue.
La Cie Auriol 1ère Cie du 4ème B.C.P. à put exécuter sa mission. Après le gros retard sur le plateau de Vaux, des erreurs de direction, elle à fini par suivre le grand ravin qui débouche à Bezonvaux, est entré en liaison avec les éléments du 44ème qui tiennent le village (Commandant Cat) puis au petit jour à pris position sur l’extrémité Nord de la croupe qui se terminent entre Bezonvaux et la cote 267.
La Cie de Castries 2ème du 4ème B.C.P. et le P.M. égarés comme il a été dit plus haut au Nord de 349 se trouvent au petit jour vers la redoute de Bezonvaux, reviennent vers le Sud-Est entrent alors en liaison avec la 6ème. Le Cne Thouvenot est resté seul.

Détachement Fouchard.

La réserve marche dans l’ordre suivant Cie Marchand (2ème du 2ème B.C.P) Cie Fleury (1ère du 2ème B.C.P.) Cie Legros (3ème du 4ème B.C.P.) Cie Rohan-Chabot (4ème du 4ème B.C.P.) Cie de Mitrailleuses Molle (2ème de la 306ème Bde). En principe elles doivent suivre l’itinéraire du détachement Thouvenot. Un forestier marche avec les Cie Detrie et Fouchard en tête de cette réserve.

1H

Passage au pont de la voie ferrée de Vaux.

1H30

Arrêt aux batteries dans le ravin de l’Est, une corvée de ravitaillement du 44, donne le renseignement que le plateau est tenu par des éléments de ce régiment au moins jusqu'à 1Km plus au Nord. Ce renseignement est envoyé au Cne Thouvenot.

2H

Le Cdt Detrie ne reçoit aucun compte-rendu des deux détachements Thouvenot et de Carpentrie les liaisons paraissent rompues, ordre à la réserve de faire un nouveau bond vers le Nord. Marche en losange, Cie Marchand en tête direction générale cote 388, Cie Fleury à gauche avec ordre d’envoyer des patrouilles vers le 2ème B.C.P. Cie Legros à droite même mission de liaison mais avec le 4ème B.C.P. Cie de Rohan-Chabot en arrière avec la Cie de Mitrailleuses Molle.

3H

Le forestier guide la Cie Marchand mais il l’oriente trop à l’Est vers la redoute de Bezonvaux de ce fait la Cie Legros est complètement désaxé à droite. La Cie Fleury s’égare, la marche est extrêmement pénible.

4H30

Le détachement est constitué (sauf la Cie Legros) le long du chemin de terre qui court parallèlement à la route Douaumont Bezonvaux à 500m au Sud de la cote 388. Les officiers et S-Offrs sont envoyés aux renseignements dans la direction de l’Ouest, Nord et d’Est elles ne rapportent rien de précis.

5H

Le Cdt Détrie décide de se porter franchement sur Bezonvaux avant le jour, à 5H30, une patrouille rend-compte que la Cie Auriol est en position à 250m Sud-Oest de Bezonvaux. Dés son arrivée le Cdt Fouchard fait la reconnaissance de cet éperon 500m Nord-Ouest de la cote 388 et décide de l’organiser défensivement en s’appuyant à droite à Bezonvaux et à gauche à la Cie Auriol dont la position est rectifiée en conséquence.

7H

1er compte-rendu Cdt Fouchard à Cdt Détrie ou à défaut Gal Cdt 306ème Brigade :

La situation me parait être la suivante : Bezonvaux est encore tenu mais faiblement, je crois, par le 44ème. J’ai envoyé une liaison avec Chef de Btn qui m’est signalé dans le village. L’éperon au Sud-Ouest de Bezonvaux est tenu par 5 Cies des 2ème et 4ème B.C.P. 1 peloton de Mitrailleuses et une Cie de mitrailleuses de Brigade. Les tranchées commencent à s’approfondir. Mais pas d’outils de parc.

Plus à l’Ouest dans le bois de la Vauche les renseignements me manquent. Du réseau de fil de fer et des tranchées gênent la marche des patrouilles. J’ai l’impression qu’il y a entre la cote 267 et les Chambrettes un trou qu’il serait urgent de combler.

Renseignements sur l’ennemi : Des groupes d’une dizaine d’homme ont été aperçus au lever du jour à l’Ouest de la cote 329. Il me parait nécessaire que l’artillerie prenne sous sont feu la cote 329 et les pentes au Sud pour gêner les travaux ennemis.

P.S. : A l’instant 7H10 je vois des éléments qui refluent du village de Bezonvaux. La situation de mon détachement parait critique. Je ne crois que l’arrière la croupe de Vaux à Muraucourt soit tenue solidement.

Signé : Fouchard.

Je n’ai pas encore reçu de vivres.


Vers 6H le Cdt Detrie après avoir vu la position du Cne Auriol à poursuivit la reconnaissance vers l’Ouest. Le Cdt Fouchard ne l’a pas revu depuis se moment dans la journée du 25.

Les éléments signalés ci-dessus refluent du village de Bezonvaux étaient des sapeurs du Génie. Effectif 1 peloton environ. L’Officier qui le commandait relata que Aires avait été enlevé cette nuit et que les forces ennemies étaient nombreuses dans ce village et plus à l’Ouest, de nombreux prisonniers français auraient été fait, ces sapeurs se seraient échappés.
Le bombardement à commencé vers 6H sur Bezonvaux et les deux croupes au Sud ce village, très violent vers 6H30 occasionnant des pertes. Une accalmie vers 7H30, notre artillerie ne tire pas un coup de canon.

Les téléphonistes du Btn ont ordre d’établir une ligne entre le P.C. du Chef de Btn et les batteries ou la réserve s’est arrêtée se matin dans le ravin de Vaux. Mais le fil manque.

8H

Le Lieutenant Simonin Officier de liaison du 2ème B.C.P. envoyé par la 306ème Brigade arrive au P.C. du Cdt Fouchard il a rencontré les 5 et 6ème Cies du 4ème B.C.P. Il est mis au courant des positions occupées. La situation critique du détachement lui est signalée, les demandes d’artillerie, de munitions, de vivres, de liaison téléphonique lui sont renouvelées.

10H

Les 2ème, 5ème et 6ème Cies du 4ème B.C.P. rejoignent en prenant les formations appropriées et sans subir trop de pertes. Dés qu’il à appris leur présences dans les parages, le Cdt Fouchard à décidé :

1 De renforcer le front de la position actuelle.

2 De prolonger vers l’Ouest.

3 De s’organiser en profondeur en mettant la majeure partie de ses réserves en arrière de la gauche.

Le Lieutenant Fournier offer-Adjnt muni des instructions nécessaires va placer les 3 Cies qui arrivent.

10H15

Le Capne Thouvenot rejoint il s’est égaré à plusieurs reprises et en particulier vers la redoute de Bezonvaux, il a dut se reposer à la suite de la fatigue de ces marches et contres-marches. Il reçoit le commandement de toute la 1ère ligne : 1ère 3ème et 4ème Cies du 4ème B.C.P. P.M. et C.M.B. saut les trois pièces en réserve. Quand à la 1ère Cie du 2ème B.C.P. elle a été très éprouvée par le bombardement, son chef le Ltn Fleury vient d’être tué.
Le Cdt décide de l’incorporée dans la Cie de Rohan-Chabot 4ème du 4ème B.C.P. Ordre au 2ème et 6ème Cies du 4ème B.C.P. d’envoyer chacun une reconnaissance commandée par 1 adjudant vers les lisières Nord du bois de la Vauche, des coups de feu ayant été entendus de ce côté et aucune liaisons ne venant vers nous du 2ème B.C.P. ou du 208ème. Déjà plusieurs patrouilles du 4ème B.C.P ont été lancées vers le bois des Caurrières et à gauche sans donner de renseignements suffisements précis.

10H50

La reconnaissance Plumet 6ème Cie rentre, rien à signaler sauf quelques territoriaux dans le fond du ravin au Sud-Est du bois des Caurrières. Reconnaissance Danvin 2ème Cie quelques éléments du 208ème sur les pentes Est dans le bois de la Vauche à hauteur de la cote 347, impossible d’aller plus loin.

11H15

2ème compte-rendu : Cdt Fouchard à Général Cdt 306ème Brigade.

Je n’ai aucune nouvelle du Cdt Detrie, j’ai pu organiser le secteur Bezonvaux-267. Les tranchées malgré le manque d’outils sont plus qu’ébauchées. Le dispositif en profondeur assuré. 4ème Cie, le P.M. et la C.M.B. sont sur ce front, en 1ère ligne et soutients. Je les place sous le commandement du Cne Thouvenot. 4 Cies sont en réserve près du chemin de terre qui longe à l’Est, le chiffre 388. Je vous confirme mon impression de ce matin : Droite : Solide bien que Bezonvaux soit en flèche et défendu par un faible effectif. Gauche : Beaucoup plus inquiétant par ce que les liaisons sont difficiles avec le groupe de Carpentrie et les éléments du 208ème qui m’ont été signalés sur la croupe de Vauche.

Vers 9H des mouvements de troupe étaient signalés d’Ouest vers le bois des Fosses comme si l’ennemi cherchait à ce glissé entre les Fosses et le Chaume. D’autres éléments m’ont été signalés se groupant dans la partie Ouest du bois des Caurrières. J’estime nécessaire :

1 Que l’artillerie prenne violemment sous son feu les lisières Sud du bois des Fosses et du Chaume. Cela est d’autant plus urgent que l’artillerie redouble d’activité, depuis une heure, sur la croupe Fort de Douaumont-Bezonvaux.

2 Qu’il serait urgent d’envoyer une troupe fraiche aux lisières des bois d’Hassoule puis la Vauche qui permettraient d’établir solidement la nouvelle organisation de 1ère ligne prévue pour le secteur Est.

Actuellement les chasseurs du 4ème B.C.P. tiennent. Le moral est bon, mais ils n’ont dans de médiocre conditions pour durer par ce que : pas de ravitailler, sans outils de par cet fatigués par la nuit qui a été très dure.

Signer : Fouchard.

P.S. Je n’ai aucune liaison avec l’artillerie, aucun fil téléphonique ne m’est annoncé.


A partir de 11H, le bombardement devient intense ne permettant plus aucune liaison aucun travail.

A midi il redouble de violence, il devient manifeste que l’ennemi se prépare à déclencher une attaque. A remarquer que les points les plus battus sont le village de Bezonvaux les positions organisées par le 4ème B.C.P. la cote 388 et surtout le ravin plus à l’Est, le bombardement parait moins intense sur la Vauche.

13H30

L’effroyable rafale d’artillerie parait prendre fin.

13H30

Un parti ennemi qui a du atteindre pendant le bombardement la cote 267 et le talweg plus au Sud-Ouest, puis profitant des taillis des broussailles a s’approcher de l’aile gauche de la position de 1ère ligne et l’encercler, se jette brusquement sur la Cie de gauche 3ème Cie commandée par le Lieutnt de réserve Legros,(en l’absence du Cne Queurleux) et réussit à la faire prisonnière ( sauf une section du S-Lieutnt Estienne) ainsi que les cinq pièces de la C.M.B. qui se trouvaient sur le front de cette Cie. Il est à présumer que cette Cie malgré les ordres du Cdt Fouchard et malgré les observations faites au passage par le Capne Thouvenot n’avait pas sur sa gauche un service de surveillance suffisamment actif et n’avait pas en avant des patrouilles suffisamment loin. Patrouilles que l’angle mort assez marqué sur la gauche de notre 1ère ligne rendait absolument nécessaire.

14H30

Ce coup de mais de l’ennemi est enrayé dans des conséquences par les feux de flanquement des unités de droite 4ème et 1ère du 4ème et surtout par le P.M.

15H

L’ennemi cesse son activité sur le front tous les observateurs signalent un glissement important de troupe de l’Est vers l’Ouest dans le ravin au Sud du bois des Caurrières, le feu de mousqueterie et de mitrailleuses saisit toutes les occasions favorables pour intervenir. Le S-Lieutenant Daout envoyé en reconnaissance vers les pentes Nord de la Vauche ne revient pas. Le S-Lieutenant Estienne envoyé en reconnaissance vers la cote 267 rend-compte que l’encerclement ou se trouvait auparavant sa Cie est dégagé de toutes fractions ennemies mais il ne peut pas franchir le ravin.

16H50

Une attaque allemande forte de plus d’une Cie venant de la cote 267 et se dirigeant vers le S-E est ralentie par nos feux, puis définitivement brisée par une contre-attaque déclenchée par le Capnt de Rohan 4ème Cie sous le commandement des S-Lieutenant Gueugriaux et Estienne.

17H

La section de Marignan 2ème Cie est envoyée en renfort de la 4ème, le Sous-Lt Estienne chasse les dernières patrouilles allemandes, il est tué au cours de cette action. Une nouvelle tentative d’attaque plus au S.O. sur la section de mitrailleuses Pédèbidou qui a été ramenée près du P.C. à l’angle Nord du réseau de fil de fer avorte complètement et 6 Prussiens du 20ème Régt restent entre nos mains dont un Feldwebel. Le Lieutnt Housset 1ère Cie est envoyé d’urgence à la 306ème Brigade pour rendre-compte de la gravité de la situation. A Bezonvaux le 44ème na parait plus en état de tenir le village le Comdt Cat qui tenait avec la dernière énergie est blessé au cours du bombardement de l’après midi. Sur la crête au Nord de Bezonvaux les allemands enlèvent quelques éléments de tranchées encore tenus par le 44ème. L’ennemi peut ensuite grâce à un boyau s’approcher du village. Tous ces mouvements sont surveillés de très près par le Capne Auriol 1ère Cie le Lieutenant Riegert du P.M. qui rendent-compte aussitôt.

A gauche un Capte puis le Chef de Baton Vignaud du 44ème viennent à la liaison au P.C. du 4ème B.C.P. La situation sur cette aile est plus grave encore, aucune nouvelle du 2ème B.C.P. ni même du 208ème. Les postes avancés du 208ème vers le Nord ont dû être enlevé sans coup férir. Le Cdt Fouchard demande au Cdt Vignaud ?? de prolonger sa réserve vers le Sud-Ouest (vers la cote 388 les 2ème 5ème et 6ème Cies du 4ème B.C.P.) étant complètement engagées dans l’action qui vient de se dérouler et la Cie Marchand du 2ème B.C.P. (dernière réserve) ayant subit des pertes très graves au cours du bombardement de l’après-midi.

17H30

Le Chef de Baton fait une reconnaissance rapide de son aile droite avec le Capne Thouvenot, il prend les derniers renseignements au près des Capne Auriol et de Rohan ainsi que du Lieutnt Riégert. Le front de cette aile droite lui paraissant insuffisamment garni il le fait renforcer par la 6ème Cie.

18H15

Rien arrivé de l’arrière, 8 fusées rouges ont été tirées au cours de l’après-midi sans que notre artillerie tire un coup de canon. Les munissions s’épuisent. Les effectifs fondent. A ce moment le Cdt Vignaud ?? reçoit de nouveaux ordres, avec son Baton il doit tenir le front Est de Bezonvaux inclus vers Hardaumont. Il rend-compte, que vu les circonstances de combats , il a dû mettre 2ème Cie à la disposition du 4ème B.C.P. menacé d »’encerclement, de suite il dirige les deux autres Cies de son Baton sur Bezonvaux.

18H30

Ce mouvement ne peut s’achever. Le Capne Dumas qui a pris le commandement après la blessure du Capne Cap, vient d’être blessé ; il passe à 18H30 au P.C. du 4ème B.C.P. déclarant que la défense de Bezonvaux va devenir impossible et qu’au moment de son départ il n’avait plus de liaison avec les autres fractions du 44 qui auraient dû se trouver à sa droite ou au Nord de la ferme de Muraucourt. Au même instant le Capne Auriol et le Lt Riégert rendent-comptent qu’a la tombée du jour l’ennemi à repris sa progression, Nord, Sud sur Bezonvaux. Les buissons qui se trouvaient à 100 m ouest du village sont atteints. Le petit poste du 44 qui se trouvaient vers l’église se repli sans prévenir.

Vers 18H30 l’ennemi lance une fusée près de Bezonvaux et à l’Ouest. A cet instant, une ligne de tirailleurs ennemie fut aperçue très nettement déployée dans le ravin à la lisière Nord-Ouest ligne suivie de formations en colonne ; toute cette masse s’élance dans le village en même temps qu’une autre attaque se déclenche vers le Nord-Est. Le village est enlevée presque sans combat ; l’ennemi ne marque aucun temps d’arrêt. Il progresse rapidement sur les pents Ouest et au fond du grand ravin qui remonte vers Vaux. Le Capne Auriol et le Lieutt Riégert font face avec promptitude et décision à cette nouvelle situation, rendent-compte. Par les feux d’infanterie et de mitrailleuses ils réussissent momentanément à éviter d’être enlevés. La section Roche du P.M. brûle ses dernières munitions.

Il est 18H30 l’ennemi fait pression sur tout le front une forte attaque se déclenche de L’Ouest à l’Est sur l’aile gauche, une nouvelle attaque se manifeste du Nord au Sud sur le centre ; le 44ème ne peut songer à déboucher vers Bezonvaux dans ces conditions, les prisonniers ont signalés que quatre régiments attaquaient sur ce front du front. Une section de mitrailleuses du P.M. du 4ème B.C.P. est enlevée à l’extrême droite. Les munitions deviennent rares aucun ravitaillement n’est annoncé.

19H

Le Chef de Baton Fouchard décide alors qu’il faut se replier. Il envoi d’urgence son officier adjt rendre-compte au Général Cdt la 306ème Brigade et prévient le Colonel Cdt 418ème. Le mouvement de repli ne peut se faire que par le chemin de terre qui courre à l’Est et près de la route Bezonvaux-Douaumont. Un réseau de fil de fer se développe le long de ce chemin.
Le 44ème commence le mouvement dans le plus grand silence les unités s’écoulent vers le Sud. Passent ensuite le 6 4 et 1ère Cies du 4ème B.C.P. Pendant ce temps les 5ème et 2ème désignées pour couvrir le repli agissent par leurs feux et tiennent tête vigoureusement sur l’espèce de fortin naturel, au centre duquel se trouve le P.C. du Chef de Btn (ancien observatoire de l’artillerie).

Vers 19H30 une accalmie se produit dont les 5ème et 2ème Cie profitent pour s’écouler à leur tour, enfin l’extrême arrière-garde : Le reste de la Cie Marchand du 2ème B.C.P., peut également se replier sans perdre un homme quand a la C.M.B. Molle qui se replie par le ravin, elle est talonnée par les éléments de tête qui ont traversés Bezonvaux.

20H30

L’officier Adjt du 4ème B.C.P. en liaison avec la 306ème Brigade (au pont du moulin) reçoit l’ordre que le 4ème B.C.P. se porte sur les pentes Nord du fort de Souville ou il sera soutien de l’A.D. 153ème.

21H30

Le Baton est reconstitué au Nord et au Sud du village de Vaux sur la route de Verdun ainsi que les deux Cies du 2ème B.C.P. qui ont combattus avec lui, il a dépassé alors les avants postes du 418ème ainsi que les fractions du 44ème.

23H

Le Baton arrive près du fort de Souville, Grand’Halte. Repas.

0H

Le Baton est en cantonnement d’alerte aux baraques.

Pertes subies par les unités au cours de la journée du 24 février 23H au 25 février 24H.

Officiers : 2 tués. 1 blessé. 3 disparus.
Troupe : 22 tués. 66 blessés. 274 disparus (dont une centaine prisonniers tués ou blessés)

Le 10 Janvier 1917. Clos et arrêté par nous Querleux. Capitaine adjoint-Major du 4ème Baton de Chrs.











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sources: Journal Officiel de Marche du 4èmeBataillon de Chasseurs à Pied.
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